Politische Krise in Madagaskar - Crise politique à Madagascar
AU Suspends Niger, Threatens Madagascar Sanctions in March
19.2.10, VOA News | Addis Ababa
The African Union has suspended Niger's membership, and warned Madagascar's de facto leaders they face further sanctions next month unless they honor previous power sharing agreements.
The AU Peace and Security Council suspended Niger from the continental organization a day after the coup that ousted President Mamadou Tandja. Uganda's AU ambassador Mull Sebujja Katende announced the suspension, in his capacity as Council president. "Niger is suspended from all activities of the African Union. Meanwhile, we will continue with the process of helping them to return to constitutional order," he said.
Katende said the sanctions would remain until Niger's voters have a chance to elect a new president. "The ultimate for a situation like what is in Niger is that ultimately, every Nigerian will go to a booth, cast a vote, elect a leader he wants, eventually," he said.
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Quelle: http://allafrica.com/stories/201002190618.html
An international contact group on Madagascar has warned the rulers of Madagascar that "necessary steps," including sanctions, will be implemented if the impasse over returning the country to constitutional rule fails.
Madagascar Mediators Mull Sanctions on Rajoelina Movement
Peter Heinlein | Addis Ababa 18 February 2010
International mediators on Madagascar are threatening to increase pressure on President Andry Rajoelina's government unless he honors two previous power-sharing accords. Sanctions will be on the agenda Friday when the African Union's Peace and Security Council takes up Madagascar's case..........
http://www.midi-madagasikara.mg/midi/
Mouvement des ecclésiastiques : « Nous ne cherchons pas la guerre »
Consternation hier pour les ecclésiastiques au sein du « Hetsiky ny mpitondra fivavahana ». Car la procession ou « Rodobe » qu'ils envisageaient d'organiser avant de rejoindre l'endroit où ils tiendront leur culte n'a pas eu l'autorisation du Préfet de Police qui était absent à son bureau pendant la journée d'hier. « Nous sommes venus hier à la Préfecture de Police à Tsimbazaza pour déposer la demande d'autorisation pour la tenue de notre procession, mais nous n'avons pas trouvé le premier responsable. Un employé de la Préfecture nous a signifié que le Préfet n'allait pas venir à son bureau aujourd'hui (hier) », ont expliqué hier devant la presse les dirigeants du mouvement des ecclésiastiques. Avant de souligner: « Malgré tout, en tant que raiamandreny, nous n'allons pas chercher la guerre. Nous invitons les tananariviens à rejoindre directement demain (aujourd'hui) Antsonjombe. »................................
http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=34018
Haute autorité de la transition : Prudence sur les législatives en mai
Les membres de la Haute autorité de transition (HAT) maintiennent leur réunion pour fixer la position à tenir après l'officialisation de la résolution du Groupe international de contact (GIC) sur la crise malgache.
La déclaration du président de l'Institution, Andry Rajoelina mercredi, pour la tenue des élections législatives au mois de mai ne les rassure pas assez.
Le vice-président de la HAT pour l'ancienne province de Fianarantsoa, Dolin Rasolosoa, a ainsi annoncé le maintien de la mesure prise par les membres de l'Institution, lors de la réunion à huis clos à Anosikely, mercredi. «Le GIC n'a pas encore sorti sa résolution officielle. Nous tenons en compte ce qui a été décidé mercredi», a-t-il affirmé hier.
Nouvelle donne
Ayant proposé l'organisation d'un référendum sur la voie de sortie de crise à adopter avant les élections, le général Dolin Rasolosoa semble vouloir une feuille de route claire. Les membres de la HAT présents à Anosikely mercredi s'étaient mis d'accord qu'ils devraient unir leur position malgré les divergences de point de vue.
De son côté, Hary Naivo Rasamoelina, vice-président de la HAT pour Tana a voulu aller plus loin en avançant que même l'organisation de ces législatives nécessite un sérieux travail de préparation. Une raison justifiant la rencontre au palais de verre. «Cette réunion devra avoir lieu», a-t-il soutenu en ajoutant que toutes les conditions nécessaires en vue des élections fiables sont aussi autre chose à ne pas minimiser.
Un autre membre de la HAT gardant l'anonymat s'est montré, par contre, surpris par la déclaration de Andry Rajoelina. Il trouve méfiante l'attitude du Président qui, selon lui, devrait aussi attendre la résolution du GIC avant de s'exprimer. «Il se peut qu'une nouvelle donne résultant de la mission du Premier ministre, Camille Vital, à l'étranger n'a pas permis le président Andry Rajoelina de rester dans le mutisme», a-t-il manifesté sa crainte.
Fano Rakotondrazaka, Date : 20-02-2010
http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=34016
Crise : Sursis de l’UA pour la HAT
Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a décidé, hier, d’accorder un mois au président de la HAT pour revenir aux accords de Maputo. Il a jusqu’au 16 mars pour s’y conformer. Au-delà de cette date, les sanctions seront appliquées.
La pression se précise de plus en plus contre le régime de transition. L'Union africaine fixe un délai d'un mois pour que la Haute autorité de la transition (HAT) s'exécute dans l'application des accords de Maputo et d'Addis-Abeba. Elle menace de prendre des sanctions ciblées une fois l'ultimatum expiré.
«Les sanctions seront effectives à compter du 17 mars, à moins que, d'ici le 16 mars, l'application des accords de Maputo et Addis-Abeba soit totalement respectée», a déclaré Ramtane Lamamra, commissaire à la paix et la sécurité à la presse, et rapporté par l'agence Reuters, hier à Addis-Abeba.
Ramtane Lamamra résume ainsi la 216e réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) examinant le cas de Madagascar, dans la capitale éthiopienne. Ce rendez-vous a permis à l'Union africaine de fixer un agenda clair, à l'issue de la réunion du Groupe international de contact (GIC) la veille, insistant sur le retour aux accords de Maputo et d'Addis-Abeba et fustigeant l'attitude réticente de la HAT de s'y plier.
D'ici le 16 mars, le CPS attend des gestes concrets de la part du gouvernement. Il s'agit, entre autres, de l'abrogation des textes contraires aux dispositions des accords de Maputo et d'Addis-Abeba. Dans la pratique, le régime devrait annuler l'ordonnance de réorganisation de la HAT, le limogeage d'Eugène Mangalaza en tant que Premier ministre de consensus et de la nomination du colonel Camille Vital à sa place. Joaquim Chissano, chef de l'équipe conjointe de médiation et ancien président mozambicain devrait servir de contact pour ces opérations.
Faute de réponse de la HAT allant dans le sens exigé par la communauté internationale, le CPS prévient l'application ciblée des sanctions. «Nous avons l'interdiction de voyager, les sanctions économiques et toutes sont appliquées», a indiqué Mull Sebujja Katende, présidente du CPS à la presse. La liste des dirigeants susceptibles d'être concernés par les mesures n'a pourtant pas été communiquée.
Ironie de l'histoire
Jusqu'à aujourd'hui, la menace de sanctions ne semble pas être prise au sérieux dans le camp Rajoelina. «Nous espérons qu'il n'y aura pas de sanctions. Si c'est le cas, elles auraient dû être appliquées depuis longtemps», avait indiqué Hery Rasoamaromaka, coordonnateur régional de l'association Tanora malaGasy Vonona (TGV) à l'issue de la réunion du GIC jeudi.
Cette fois-ci, un ultimatum d'un mois est fixé afin de contraindre le régime en place de faire machine arrière. Ironie de l'histoire, le CPS prévoit l'application des sanctions le 17 mars, un an, jour pour jour, après la prise de pouvoir par Andry Rajoelina. Ce jour-là, les hauts gradés des Forces armées avaient remis les rênes du pouvoir à l'ancien maire d'Antananarivo après que Marc Ravalomana, alors président de la République, leur avait confié les pleins pouvoirs au sein d'un directoire militaire.
Les yeux sont braqués sur Ambohitsorohitra après les deux résolutions dissuasives de la communauté internationale. La question se pose sur la position que va adopter Andry Rajoelina dans les 30 jours à venir, après avoir insisté sur les législatives du mois de mai comme solution à la crise, la veille de la réunion du GIC.
Du côté des mouvances des trois anciens présidents, le temps est à la satisfaction. «C'est triste d'en arriver aux sanctions, même ciblées, car cela affectera, d'une manière ou d'une autre la population. Mais si c'est la seule voie pour un retour aux négociations et régler la question, pourquoi pas ?», s'est demandé Mamy Rakotoarivelo, «président du Congrès». «En tout cas, nous ne cessons d'appeler pour que l'intérêt supérieur de la nation soit placé au dessus de toute autre considération», a-t-il ajouté.
Iloniaina Alain, Date : 20-02-2010